Impossible de rester indifférent!

Le futur Musée a été présenté lors de la conférence mensuelle de la Confluence des Savoirs mardi dernier à l’ENS.

Nos lecteurs attentifs auront identifié que le décor derrière notre page d’accueil est une image du chantier du Musée Confluences.

Photo Jacques Belleville
Le chantier en novembre 2012 – Photo Jacques Belleville

Au-delà de la complexité technique de la réalisation, qui fascine un grand nombre des Ingénieurs, ce nouveau repère dans le paysage lyonnais ne peut laisser indifférent, tant d’un point de vue architectural que sur le plan financier….

Dans tous les cas, vous pouvez consulter les photos du PROGRES à quelques semaines de l’ouverture.

Il y a trente ans la réalisation de la pyramide du Louvre a déclenché un débat aussi passionné et des opinions définitives ont rempli les pages de la presse de l’époque…

Et vous, vous en pensez quoi du Musée Confluence?

 

Publicités

Le Lyon-Turin sur les bons rails

L’URIS AR- suit avec intérêt la progression des grands projets d’infrastructure dont la liaison ferroviaire Lyon-Turin, d’autant plus que nombre de nos membres en activité sont en responsabilité dans des entreprises du secteur des travaux publics, des transports, et d’une façon plus générale, dans des sociétés travaillant en relation avec l’Italie, deuxième partenaire commercial de la France.

C’est pour cette raison que nous avions organisé dès 2005 un colloque sur le sujet de la Transalpine Lyon-Turin, en partenariat avec la Région Rhône-Alpes.

Les membres intéressés par le sujet peuvent utilement consulter le site internet du Comité Transalpine qui  donne régulièrement des nouvelles de ce grand chantier décidé entre la France et l’Italie en 2001, et dont la deuxième phase a été lancée à Lyon lors d’une rencontre des deux chefs d’Etats français et italien le 3 décembre 2012.

La chambre des députés vient de voter aujourd’hui, 31 octobre 2013, la ratification du traité franco-italien. (lien). Il y a deux mois, le tracé de l’accès ferroviaire entre Lyon et le tunnel sous les Alpes avait été déclaré d’utilité publique.

Enfin toujours dans l’actualité récente, les entreprises de la région Rhône-Alpes,  ont lancé une nouvelle pétition pour demander l’accélération des travaux du Lyon-Turin. Si vous êtes intéressés, rejoignez-les sur change.org.

La liaison ferroviaire Lyon-Turin est un projet d’envergure européenne,  financé à 40% par l’UE, destiné au transport des marchandises par ferroutage et des voyageurs à grande vitesse entre les principales régions du Sud de l’Europe de l’Espagne à l’Europe de l’est.

Nul doute que les Ingénieurs et Scientifiques de la région  vont continuer à phosphorer sur un chantier qui a déjà fait couler beaucoup d’encre mais continue de progresser,en dépit de la crise des financements et des atermoiements sur le nécessaire rééquilibrage entre le rail et la route pour le transport des marchandises sur les longues distances. Ainsi par exemple, pour la première fois, un tunnelier est en action sur le versant italien du futur tunnel de base.

La voie libre au ferroutage ou la queue des poids lourds dans les vallées alpines, il faut choisir!
La voie libre au ferroutage ou la queue des poids lourds dans les vallées alpines, il faut choisir!
Crédit photo: JL GUYOT

Notre part de vérité

« La vérité que je révère, c’est la modeste vérité de la science, la vérité relative, fragmentaire, provisoire, toujours sujette à retouche, à correction, à repentir, la vérité à notre échelle ; car tout au contraire, je redoute et hais la vérité absolue, la vérité totale et définitive, la vérité avec un grand V, qui est la base de tous les sectarismes, de tous les fanatismes et tous les crimes. »

Jean Rostand  1963*

Cette citation  semble toujours et encore d’actualité cinquante ans plus tard.

Et pourtant, la science a perdu beaucoup de sa superbe et de son aura durant les dernières décennies. Associée, pendant longtemps au progrès matériel continu que nos sociétés occidentales ont connu depuis deux siècles, les avancées scientifiques n’ont plus aujourd’hui bonne presse. Une partie de l’opinion publique  se méfie aujourd’hui de la fission de l’atome comme des biotechnologies, des épidémies annoncées comme de la qualité des produits alimentaires de base. Alors que les effets négatifs du progrès ne sont la plupart du temps que le résultat d’erreurs humaines, de décisions politiques empreintes d’idéologie, prises dans l’urgence pour réagir à un cas particulier,ou sous la pression d’intérêts économiques puissants.

Un petit livre parti de ce constat,  publié en 2010, sous l’égide de Claudie Haigneré**, rassemble une série de courts articles, écrits par de grands chercheurs de renom. Dans son introduction, Michel Serres constate ainsi que la quasi totalité de nos émetteurs d’opinion – hommes politiques, journalistes, intellectuels – que nous entendons tous les jours à travers de multiples canaux médiatiques, n’ont pas de formation scientifique. Faut-il y voir une relation de cause à effet?

A notre échelle régionale, les Mardi des Ingénieurs et Scientifiques que nous venons de lancer font partie de ces initiatives locales pour tenter de réconcilier l’approche scientifique – accompagnée du doute que rappelait Jean Rostand- avec l’élaboration de solutions politiques aux défis auxquels font face nos sociétés : changement climatique, eau et nourriture à l’échelle planétaire, disparition de certaines ressources naturelles, minières ou énergétiques, etc…

Qui peut affirmer quel rôle les nanotechnologies auront dans nos vies d’ici 2050 ? Le débat organisé sur ce thème le 11 juin tentera d’y apporter des éléments de réponse.

Notre bureau a décidé  par ailleurs de soutenir la manifestation L’ion Rallye, qui symboliquement, met en œuvre des parcours semi-urbains en voiture électrique. Il nous revient en tête  l’une des décisions incluse dans la loi  issue du Grenelle de l’environnement de 2007 et voté à l’unanimité par la Chambre des Députés : l’abandon du tout pétrole pour l’automobile. Nous y avons tous cru à l’époque mais que cela nous parait lointain dans le tourbillon actuel ! Malgré le retard à l’allumage de cette nouvelle filière, le jeu reste ouvert et il sera passionnant de voir concrètement rouler ces nouveaux engins. Sauront-ils vous convaincre? Ou simplement vous distraire le temps d’un passage le 21 septembre sur la place Bellecour à Lyon.

* Le Droit d’être naturaliste

** Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture – Ed. Universcience / Le Pommier

Les CESER et les URIS

Non il ne s’agit de l’histoire de deux familles ennemies comme les Curiaces et les Horiaces dans l’antiquité, mais plutôt de savoir comment rapprocher des organisations lointaines l’une de l’autre. Ce thème a fait objet d’une réflexion approfondie au sein des IESF.

Dans chacune des régions française existe un CESER, dont le rôle est souvent méconnu de nos adhérents, membres des URIS.

Le CESER, l’assemblée consultative régionale, contribue à l’expression de la société civile en Rhône-Alpes. Elle est placée auprès du Conseil régional, organe délibératif, et de son président. Les deux assemblées constituent l’institution « la Région ».
Le CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) est un lieu unique d’échanges et de dialogue, une force permanente d’analyses et de propositions, destinés à exprimer une vision, partagée avec les acteurs de terrain, des enjeux fondamentaux pour la région et ainsi à éclairer le choix des décideurs politiques pour l’avenir des rhônalpins.
Il donne des avis au Conseil régional, sur sa demande ou suite aux saisines obligatoires  sur le budget ou les schémas directeurs des politiques régionales. Il peut choisir de lui-même certains thèmes d’études et par là s’autosaisir.

Réciproquement, il existe des URIS dans toutes les régions administratives, dont les activités et la représentativité sont probablement sous-estimées par les organes régionaux, alors que la communauté des Ingénieurs représentent 4% des actifs toutes activités confondues.

Devant le constat que nous sommes probablement trop en retrait dans notre expression publique, et modestes quant à notre capacité à faire des propositions innovantes et réalistes pour le futur des territoires et des entreprises dans lesquelles nos membres travaillent, IESF a proposé de faire reconnaitre ce potentiel à l’occasion du renouvellement cette année de la composition des CESER. La variété de nos compétences et la diversité des métiers dans lesquels sont présents les Ingénieurs sont des éléments qui justifieraient largement notre  présence au sein de ces assemblées.

Actuellement, seules deux URIS sont présentes dans les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine.Leur nomination résulte d’une décision du Préfet de Région suivant les directives données nationalement.

Suite à sa récente nomination, Jean-Luc GUYOT a récemment rencontré Bruno LACROIX,  Président du CESER Rhône-Alpes. Dans les prochaines semaines, la conférence des Présidents des trois URIS couvrant notre région va examiner la réelle opportunité que représenterait  le dépôt d’une candidature commune au niveau rhônalpin.

Anneau des Sciences – Un oui motivé

Le conseil d’administration de l’URIS a examiné le dossier d’enquête publique présenté par le Grand Lyon et le département du Rhône pour le bouclage du périphérique de Lyon, dit « Anneau des Sciences ».

Considératant cette infrastructure indispensable pour le développement de l’agglomération, la garantie de sa compétitivité à long terme et la garantie des ’emplois régionaux, l’URIS-AR se prononcera en faveur de sa réalisation.

Elle considère en particulier que la mise en relation des pôles scientifiques et universitaires où sont situés plusieurs de ses adhérents ( La Doua, Ecully, etc.) facilitera les synergies et les échanges.

Elle attire l’attention sur la nécessité de préserver la polyvalence des usages pour tous les moyens de transports qui utiliseront ce nouveau « tuyau » destiné à irriguer l’ouest de l’agglomération , dont la saturation est déjà manifeste. Elle recommande de ne pas opposer transport individuel et collectif, mais de savoir trouver de nouveaux schémas  respectant les équilibres financiers, environnementaux et la qualité du service.

Enfin, elle considère qu’il n’est pas souhaitable de lier la décision de lancer la construction de cet ouvrage à d’autres décisions de niveau national, et dont l’envergure n’est pas de même nature.