Notre part de vérité

« La vérité que je révère, c’est la modeste vérité de la science, la vérité relative, fragmentaire, provisoire, toujours sujette à retouche, à correction, à repentir, la vérité à notre échelle ; car tout au contraire, je redoute et hais la vérité absolue, la vérité totale et définitive, la vérité avec un grand V, qui est la base de tous les sectarismes, de tous les fanatismes et tous les crimes. »

Jean Rostand  1963*

Cette citation  semble toujours et encore d’actualité cinquante ans plus tard.

Et pourtant, la science a perdu beaucoup de sa superbe et de son aura durant les dernières décennies. Associée, pendant longtemps au progrès matériel continu que nos sociétés occidentales ont connu depuis deux siècles, les avancées scientifiques n’ont plus aujourd’hui bonne presse. Une partie de l’opinion publique  se méfie aujourd’hui de la fission de l’atome comme des biotechnologies, des épidémies annoncées comme de la qualité des produits alimentaires de base. Alors que les effets négatifs du progrès ne sont la plupart du temps que le résultat d’erreurs humaines, de décisions politiques empreintes d’idéologie, prises dans l’urgence pour réagir à un cas particulier,ou sous la pression d’intérêts économiques puissants.

Un petit livre parti de ce constat,  publié en 2010, sous l’égide de Claudie Haigneré**, rassemble une série de courts articles, écrits par de grands chercheurs de renom. Dans son introduction, Michel Serres constate ainsi que la quasi totalité de nos émetteurs d’opinion – hommes politiques, journalistes, intellectuels – que nous entendons tous les jours à travers de multiples canaux médiatiques, n’ont pas de formation scientifique. Faut-il y voir une relation de cause à effet?

A notre échelle régionale, les Mardi des Ingénieurs et Scientifiques que nous venons de lancer font partie de ces initiatives locales pour tenter de réconcilier l’approche scientifique – accompagnée du doute que rappelait Jean Rostand- avec l’élaboration de solutions politiques aux défis auxquels font face nos sociétés : changement climatique, eau et nourriture à l’échelle planétaire, disparition de certaines ressources naturelles, minières ou énergétiques, etc…

Qui peut affirmer quel rôle les nanotechnologies auront dans nos vies d’ici 2050 ? Le débat organisé sur ce thème le 11 juin tentera d’y apporter des éléments de réponse.

Notre bureau a décidé  par ailleurs de soutenir la manifestation L’ion Rallye, qui symboliquement, met en œuvre des parcours semi-urbains en voiture électrique. Il nous revient en tête  l’une des décisions incluse dans la loi  issue du Grenelle de l’environnement de 2007 et voté à l’unanimité par la Chambre des Députés : l’abandon du tout pétrole pour l’automobile. Nous y avons tous cru à l’époque mais que cela nous parait lointain dans le tourbillon actuel ! Malgré le retard à l’allumage de cette nouvelle filière, le jeu reste ouvert et il sera passionnant de voir concrètement rouler ces nouveaux engins. Sauront-ils vous convaincre? Ou simplement vous distraire le temps d’un passage le 21 septembre sur la place Bellecour à Lyon.

* Le Droit d’être naturaliste

** Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture – Ed. Universcience / Le Pommier

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Donnons, certes mais à bon escient.

En cette période de l’année, avec une régularité de métronome,  nous arrivent les feuilles de déclaration d’impôts sur le revenus. Déclaration en ligne ou pas, chacun s’efforce plus que jamais de ne pas oublier d’y reporter un élément déductible.

A ce titre, les membres individuels de l’Uris pourront déduire leur cotisation de l’an passé. Notre statut d’association reconnue d’utilité publique l’autorise. L’attestation fiscale leur a été adressée, conjointement à  l’appel de cotisation 2013. Hélène Auclaire et notre trésorier Alain Jacquis sont à votre disposition pour répondre à toute question à ce sujet. Il ne s’agit pas de grosses sommes, mais elles contribuent, au coté  des cotisations des groupes régionaux et des membres associés, à faire un budget équilibré.

Nous n’oublierons pas de remercier ceux qui ont fait un don volontaire l’année dernière à notre union régionale. Lui aussi déductible. On ne peut pas asseoir notre activité courante en comptant sur les rentrées de cette nature, attirantes du fait de cet avantage historique fiscal. Mais gardons en tête cette possibilité d’y faire appel plus largement lorsque des circonstances exceptionnelles le nécessiteront et pourraient réclamer ponctuellement d‘investir pour le futur.

Dans ce domaine, notre association se doit et continue d’évoluer; après la création de ce blog il y a trois mois, un groupe de discussion démarre sur le réseau social Viadeo, nous en reparlerons prochainement en détail. Ici pas de dépenses externes, simplement  la volonté de mieux faire.

La pérennité de notre association repose en majorité sur le temps donné par des bénévoles de tous âges. IESF nous conseille de « comptabiliser » le temps passé par les plus actifs d’entre nous. D’autres associations ont cette pratique depuis longtemps, elle permet entre autres face à des membres associés, à d’éventuels financeurs, à de nouveaux arrivants de valoriser nos activités, dans le bon sens du terme. Mais elle a aussi l’avantage de mieux nous connaitre nous-mêmes, de détecter nos forces et nos faiblesses, et d’anticiper comment la relève entre générations interviendra.

Pour ces raisons, je proposerai à notre prochain bureau d’avancer dans cette voie. Elle va de pair avec une organisation la plus rigoureuse possible, proche des standards des entreprises dans tous les domaines et activités qui sont les nôtres. A titre d’exemple, un contrôle Urssaf récent n’a absolument rien trouvé à redire à la tenue de notre comptabilité. Voilà un résultat dont nous remercions vivement Bernard Dochez, notre ancien trésorier.